Dimanche 28 juin 2009
[...]

° Parce que les gigots aussi ont des désirs.
Enfin presque.

Il y a un petit restaurant italien, rue Mabillon, 3 fois moins chers que les autres vendeurs de nourriture qui l'entourent, mais 3 fois + copieux et délicieux. Si vous aimez ça, prenez les pâtes au saumon. Enfin les autres avaient l'air très bien aussi, hein. Menu à 15,80euros, même le soir. En sous-sol, ça donne sur une petite cour et on n'entend même plus les voitures.

A côté y avait la même chose en mode robe de soirée et cheveux (teints) trop coiffés, pour 38 euros. Le genre d'endroit où tu admires bien ton assiette avant de la manger parce qu'ensuite tu sais que t'auras encore faim, alors autant profiter avant. Manger le contenu, hein, j'vous vois venir, petits plaisantins.

Sinon, faut écouter le dernier album d'Au Revoir Simone, et puis tous les autres si vous connaissez pas, parce que c'est génial.



Aujourd'hui j'avais pas faim. Tout ça à cause de deux meringues. Maintenant je sais que j'adore les meringues, mais une seule à la fois.

Comme j'ai rangé pas mal les piles sur et sous la table, j'ai retrouvé un exemplaire de Philosophie Magazine et décidément c'est bien ce truc, faudra que j'en rachète.

Cet été c'est l'over-dose de lecture que je vise.
J'ai acheté Fight Club, de Chuck Palahniuk [ok ok j'avoue, j'ai dû regarder la couverture pour écrire son nom sans faute], et L'Orange Mécanique de Burgess.
Et Le Spectateur engagé, de Raymond Aron, où il explique son attitude au cours de sa vie depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu'aux années 80 dans un long entretien, c'est passionnant.
Et de la poésie en prose, de Raymond Carver, parce que le titre était hypnotique : La vitesse foudrayante du passé. C'est une version traduite de l'anglais américain mais ça reste sublime [la traduction est d'Emmanuel Moses].
J'ai failli acheter un bouquin de Braudel sur les civilisations, parce qu'on a parlé de lui en philo l'an dernier, mais on était à la Fnac et j'aime pas trop la Fnac parce que c'est cher. Vous me direz, pour les bouquins, ça change rien, mais j'espère le trouver d'occasion chez Gibert.

D'ailleurs ça m'a permis d'affiner ma théorie sur le cornage des pages.
Je hais ça. Je peux prêter un bouquin pendant des mois, peu importe quand je le récupère tant qu'on me le rend sans avoir massacré le coin des pages parce qu'on n'est pas capable de trouver un marque-page.
Et donc, voilà, j'ai compris pourquoi, paradoxalement, j'adore les livres d'occasion dont on voit qu'ils ont été ouverts, relus, un peu tachés, etc.
Quand on corne un livre, c'est un manque de respect volontaire. Oui oui rien que ça. On impose sa marque. On abime le papier pour ne pas utiliser un marque-page. Or j'adore les marque-pages.
Alors que quand un livre a une couverture un peu pliée, une page gondolée à cause d'une lointaine inondation, c'est une marque imprévue, un accident, un souvenir du passé de son ancien propriétaire alors qu'il l'emmenait partout pour le lire.

Comme ce soir je vais voir Le Sens de la Vie pour 9,99$ je ne peux pas continuer cet article donc je le reprendrai + tard. De toute façon il ressemble à rien.
Avant j'écrivais mieux.
Va falloir changer ça.

Par Lisa Dawn - Publié dans : Presque n'importe nawak
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Vendredi 26 juin 2009
[...]

° "A chaque étape de sa détention, Winston avait su, ou cru savoir, dans quelle région de l'énorme édifice sans fenêtres il se trouvait. Il y avait probablement de légères différences dans la pression amosphérique. Les cellules où les gardes l'avaient battu étaient en souterrain. La pièce où il avait été interrogé par O'Brien était tout en haut, près de toit. L'endroit où il se trouvait actuellement était de plusieurs mètres sous le sol, aussi bas qu'il était possible de s'enfoncer.
   Elle était plus grande que la plupart des cellules dans lesquelles il s'était trouvé. Mais il regarda à peine ce qui l'entourait. Tout ce qu'il remarqua, c'est qu'il y avait devant lui deux petites tables, couvertes chacune d'un tapis vert. L'une n'était qu'à un mètre ou deux de lui, l'autre se trouvait plus loin, près de la porte. Il était assis sur une chaise, et si étroitement attaché qu'il ne pouvait même pas bouger la tête. Une sorte de crampon lui prenait la tête par-derrière et l'obligeait à regarder droit devant lui.
   Il demeura seul un moment, puis la porte s'ouvrit et O'Brien entra.
- Vous m'avez une fois demandé, dit O'Brien, ce qui se trouvait dans la salle 101. Je vous ai répondu que vous le saviez déjà. Tout le monde le sait. Ce qui se trouve dans la salle 101, c'est la pire chose qui soit au monde. [...] C'est tantôt être enterré vivant, tantôt brûlé vif, tantôt encore être noyé ou empalé, et il y en a une cinquantaine d'autres qui entraînent la mort. Mais il y a des cas où c'est quelque chose de tout à fait ordinaire, qui ne comporte même pas d'issue fatale. [...] Dans votre cas, dit O'Brien, il se trouve que le pire du monde, ce sont les rats."

Extrait de 1984, de George Orwell (1948).


Contrôle d'utopie [concept plutôt marrant] :
Exercice d'écriture : Imaginez votre "salle 101".

Ma salle 101 faisait état de ma phobie d'entailler mes pieds ou de marcher sur un animal vivant. Donc je ne m'attarderai pas sur ma prose et je vous ferai plutôt profiter de celle de Cat'.



Ma salle 101 est pleine de potentialités.

                                                                    é.
                                                                    t
                                                                    i
                                                                    l
                                                                    a
                                                                    é
Elle est d'abord un mur, celui des limites de la R

Elle
      est
            le
              sommet
                         d'où
                               tout
                                     ne
                                        peut
                                             que
                                                 dégringoler.

Elle est l'ennui, l'ennui, l'ennui, l'ennui, l'ennui,
l'ennui, l'ennui, l'ennui, l'ennui, l'ennui, l'ennui,
nnui,  l'ennui, l'ennui, l'ennui, l'e
ui, l'e                                       nnui
   l'enn                                          l'enn
    l'ennui,                                  ui
                l'ennui, l'ennui, l'ennui

Elle est l'ordre institué, en absolu
                                        mensonge.

Elle est sombre et sans couleur.

Elle est humide et pesante.

.evirra li'uqiouq srevne'l à tse ellE

Elle est cette feuille de papier qui condamne à l'immobilité du mot.

Elle est la question à laquelle deux réponses contraires sont aussi justes l'une que l'autre.

Elle est ce moment où cet ] ; [ n'a d'importane qu'en sont début et sa fin.

                                              qui marche sur
Elle est cette structure réglée    l'imagination.

Elle est le       bonheur       offert.
                sur un plateau

Elle est la vie qui ne serait pas traitée comme un jeu dramatique dont l'issue fatale, puisque fatale, est sans importance.

Elle est le secret de la mort dévoilé à la naissance.

Elle est l'inexistence du paradis liée à l'éternité de l'enfer.

Elle est la liste des rêves abandonnés.

Elle est l'instant où l'on réalise qu'on n'a pas sa place dans la société, simplement parce que la pièce est trop mauvaise pour être jouée en permanence.

Elle est cette page qui tournée ne peut que retourner au début du récit.

Par Lisa Dawn - Publié dans : Presque réfléchi - Communauté : Ecriture Ludique
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Mardi 23 juin 2009
[...]

° Questions :
Lorsque les rendements de la fonction de production sont constants, comment sont les rendements du travail si le capital ne varie pas ?
A quoi sert le conseil constitutionnel ?
A quoi servent les élections européennes ?
Existe-t-il une politique économique européenne ?
Formes et expressions de la violence dans les sociétés occidentales (1850-1914)
La République et la colonisation.
Les fondements politiques et les bases juridiques de la politique communautaire de l'environnement.

Réponse : c'est les VACAAANCES !!

Katia : on n'a pas reçu de mail pour nous dire que la rentrée c'est le 14 juin...
Larvi : bah tant mieux vu qu'on finit les cours le 23 juin.

Bessudo Liprane. Ahahah.
"J'ai commencé à réviser hier en rentrant, et puis j'étais fatiguée alors... j'me suis réveillé à 5h30. Et encore, c'est Floriane qui m'a réveillé."

Révisions à 3 voix :
- C'est quand l'abolition du corset ?
- Barf la prof a dit 1907 mais y a pas vraiment de date précise où plus personne en porte.
- Y en a qui en portent encore.
- Ouais ! Et c'est trop beau.
- Le prof il a dit que ça asservit le corps des femmes.
- Pff de toute façon si ça se trouve il est homo alors il en sait rien.
- Vous parlez de qui ?
- ... Pelletier c'est pas une marque de pain grillé ?? Tiens bah d'ailleurs elle s'appelle Madeleine.

On était fatigués.
Et plus très concentrés.

[Bibou est heureuse]

NB : Rappeler à Marie et Matthias les inscriptions pédagogiques 15 jours, une semaine et un jour à l'avance.

Et ce soir... RDV au mur de la Fraternité Egalité Pain Paix Liberté [rayer la mention inutile], c'est PLUS révisions !!!
Ou presque. [Une minute de silence pour l'âme du petit Tristan qui va bientôt nous quitter par manque de sommeil]. °

[...]
Par Lisa Dawn - Publié dans : Presque n'importe nawak
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Dimanche 21 juin 2009
[...]

° Il faut que je vous fasse partager cette formidable chose.
Par qu'hier j'ai reçu un mail de Miss-C.
Qui disait ceci :
"Au fait, je suis tombé ce matin sur un gif, que dis-je, LE gif, et il est tellement exceptionnel que je me dois de le partager, de le diffuser à travers le monde. Tu commenceras par noter que ce gif réunit la licorne et les chatons et qu'en plus le tout est pailleté, mais surtout, tu remarqueras aussi que l'excellence va se nicher dans les moindres détails puisque même la bave de la licorne est scintillante !"

Il faut préciser que nous nourrissons une passion commune, le gif scintillant.
Vous savez, ce qu'on trouve sur ces blogs qui s'appellent elfe77 ou feerik1993.
Ceux avec du rose partout et la chanson de Céline Dion qui se lance automatiquement dans un lecteur en forme de tête Hello Kitty.
Ceux qui font des collections, des accumulations, des hyperboles de coeurs scintillants, de licornes scintillantes, de chatons scintillants, de fées scintillantes et qui s'entre-félicitent entre blogueuses °à moins que des hommes fassent partie de cette secte° d'avoir trouvé/créé (??) de si beaux gif, qui s'entre-kiffent, qui s'entre-kiss, qui s'entre-bonnejournistent, qui s'entre-<3<3<3<3<3...

Ceci n'est pas une moquerie perfide et méprisante.
C'est seulement l'expression de ma sidération la plus absolue devant l'intérêt supposé d'avoir créé cette chose [qui est tout de même une licorne tétée par des bébés chats hein] et surtout devant l'éventualité de considérer que c'est "beau" :

Par souci de respect des droits d'auteur et de citation des sources, je vous livre l'adresse de résidence initiale de cette bravo licorne : Passion et velours.
On notera pour conclure que Miss-C est allée farfouiller dans ce site jusqu'à trouver ce gif dans le dossier "licorne" mais que ça n'en fait pas le moins du monde une fétichiste de gif scintillants.

Ou presque. °

[...]

Par Lisa Dawn - Publié dans : Presqu'île hareng
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Samedi 20 juin 2009
[...]

° En voilà un titre à la Antoine Buéno, un Soupir de l'Immortel en avant-première.
Ouais, rien qu'ça.
Pour les non-informés °comment vous êtes hors du coup !° Antoine c'était notre prof d'utopie, la matière où rien que le titre du prof donne envie °et encore vous avez pas vu sa tête, la moitié de la classe en est tombée amoureuse - et pourtant les filles étaient pas majoritaires°.
Plus sérieusement, s'il n'est pas aussi sexy que tous les commentaires de lapeniche.net le clament °il s'est créé un compte pour s'auto-adorer, c'est sûr° il a un charme terrible et un charisme qui masque maladroitement son manque de confiance en lui °waaah comment c'est trop craquant ce que j'raconte... en vrai c'est juste au cas où il chercherait son nom sur Internet et qu'il tomberait sur l'article avant d'avoir rendu nos moyennes à l'administration, hinhin, allez pas vous imaginer... bref j'm'égare là non ?°

Nan parce que les gens arrivent sur mon blog en cherchant des trucs tellement sans rapport, du genre "bateaux hanté", que j'me dis autant que pour une fois j'parle de ce dont je parle et que les gens qui cherchent une info la trouvent.
Alors voilà, il a écrit un bouquin qu'il nous a montré (c'est pas le premier), un sacré pavé avec une couverture pas très belle et sans 4e de couverture parce que c'est pas la version définitive, mais comme j'aime pas les 4e de couverture j'le trouve trop mieux comme ça.
Et c'est le premier titre d'une trilogie qui forme la première partie d'un cycle en trois partie, si j'ai bien suivi. En gros il va y passer sa vie et il aura pas le temps de finir, parce qu'on meurt jamais au moment prévu, donc il deviendra un mythe absolu parce qu'on sera persuadé que c'était un génie qui avait compris l'avenir de l'humanité et qui est mort en emportant son secret avec lui, vu que son bouquin imagine le futur.
Eh oui.

Mais en fait cet article n'a aucun rapport avec Antoine ou avec le futur de l'homme. Quoique pour cette dernière hypothèse j'en sois pas sûre, parce que comme le sujet qui nous m'intéresse aujourd'hui c'est mon futur rapport à l'économie, ça pourrait influencer le sort du monde si je deviens toute puissante et connue. Ou juste toute puissante d'ailleurs, j'peux agir dans le secret, ahlala théorie du complot quand tu nous tiens !

Hum BREF, ça part en quenouille c'tte affaire.
Bon, j'vous explique.
Ce matin c'était le partiel d'éco. Et la cause de toute ce blabla hystérique, c'est précisément que le partiel est FINI ! Donc plus de macroéconomie, encore moins de microéconomie, pour des heures, des jours, des semaines, des mois, que dis-je, des années ! Mouahah.
Et là tu fais le lien écho = éco, ouaiiis ! Quel jeu de mot.
Alors certes il reste le partiel d'histoire et d'IP. Mais c'est une vaste blague à côté, non parce que c'est + simple, mais parce que tellement moins chiant ! Limite j'vais prendre mon pied à disserter sur le rôle du Premier Ministre sous la Ve Rép ou sur la place des femmes dans le monde politique de la seconde moitié du XIXe à côté du blablatage de ce matin °où on nous a quand même demandé de réciter l'exercice qu'on nous avait déjà demandé au partiel blanc et qu'on avait tous faits en classe avant°.

La vie est fantastique et j'aime les courbes en J.
[Clique sur l'image pour en savoir + ! Ou pas.]

Ou presque. °

[...]
Par Lisa Dawn - Publié dans : Presque vivante
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  • lisadawn.ou.presque
  • : Lisa Dawn
  • : Paris ou presque
  • : Et puis vient le jour où il faut quitter la maison de papa-maman pour devenir étudiante. Alors on fait sa valise, on s'installe à Paris et alors, alors seulement, on ouvre grand les yeux et un blog.

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